Collectif d’artistes / Lieu de création / Zone de partage artistique et politique / Brest
« Personne n’éduque autrui, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble par l’intermédiaire du monde. »  Paolo Freire

 

 

Théâtre Solaris

Présentation

Ce jeune collectif tout juste installé à Brest travaillera au Maquis pour deux résidences et deux projets différents. L’un de théâtre, l’autre de vidéo.

 

Le Théâtre Solaris au Maquis

A portée de crachat – Taher Najib

Un an après la chute des deux tours, un Palestinien peut-il, un 11 septembre 2002, traverser un aéroport sans être suspecté, dévisagé ? Un homme tente l’expérience. Il prend le vol Paris – Tel Aviv. À l’aéroport, il cherche sa place et son rôle dans un monde qui reflète de lui des images dont il ne veut pas, guerrier vengeur ou terroriste. Dans une société en morceaux, il va tenter de jouer le jeu jusqu’au bout, sans perdre son sang-froid. Il expose une humanité désarmée, met en lumière les paradoxes du passeport israélopalestinien.

Satire déformée en poème, manifeste lyrique, À portée de crachat fait de la salive une essence à brûler les questions des identités malmenées.

Ce témoignage drôle et poignant sur les paradoxes de l’identité israélo-palestinienne ouvre une réflexion sur l’existence elle-même. A portée de crachat, à portée de tir, à un jet de pierre, à deux pas d’ici, deux peuples vivent sur un territoire divisé.

A travers des scènes du quotidien, A portée de crachat révèle un personnage attachant et complexe, ballotté entre la grande Histoire et son métier de comédien qui l’amène à traverser les frontières, à vivre d’un côté et de l’autre, sans être vraiment nulle part chez lui. Usant du détour par le rire, cette pièce en forme de monologue-récit interroge l’identité, sans dogmatisme, entre poésie pure et dure réalité.

Parce que le monde est à feu et à sang.

Parce que depuis le 11 septembre 2001, les gens me regardent différemment.

Parce que depuis le 13 novembre 2015, les gens ont peur de moi.

Parce que les polémiques autour de l'Islam (voile, Daech, burkini, Syrie, réfugier, cantines hallal...) ne font qu'exacerber la haine et la stigmatisation du frange de la population.

Parce que j'ai terriblement besoin de rêver, de rire, de poser des questions, d'espérer, d'y croire....

Parce que mon pays, La France, n'est pas qu'une terre "judéo-chrétienne" et de "race blanche".

Et le texte de Taher Najib me le permet.

Mohamed Issolah

 

Période 

Du 9 au 13 janvier 2017

 

Pour les rencontrer

Vitrines du Maquis : 27 janvier à 18h

Sortie de résidence : 3 février à 16h

 

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Le Théâtre Solaris au Maquis

L’usine – Magnus Dahlström

Un local au sous-sol d'une usine. On y passe, on s'y repose, on y parle (ou pas). C'est là que les ouvriers se retrouvent. C'est là que Sven, le contremaître vient les chercher quand il faut retourner travailler. C'est là que Rolf, étrange infirme à la fonction mal définie, sert des cafés à tout le monde. Avant, il y a eu des licenciements. Et un accident : Hagström, l'homme qui est à l'origine de la restructuration, a été gravement blessé dans une explosion. Cet accident hante tout le monde. Hagström a-t-il été tué ou était-ce un accident ? Le haut fourneau ronfle, hoquette et crache… Une silhouette descend vite se mettre au frais dans le local aux pièces de rechange. Les humains sont-ils des pièces de rechange ? C’est ici que les ouvriers de l’usine viennent souffler ou boire un café. Ils sont les rescapés d’une restructuration violente qui a laminé les vieilles habitudes. Le cadavre d’Hagström, brûlé par une pluie d’acier, les relie.

Malédiction ? Vengeance diabolique ? Les hommes et les femmes se dévisagent… Les vieux et les jeunes se dévisagent… A qui le tour à présent ? Chacun s'adapte comme il peut à un monde qui évolue et semble se déshumaniser. L'insécurité domine. Le travail est difficile, dangereux. Mais on a peur de le perdre. Personne n'écoute personne... c'est tout le monde contre tout le monde en quelque sorte… Un jour Sirpa, l'une des ouvrières, meurt. Sara vient la remplacer. Alors les secrets explosent.

 

En décrivant le quotidien d'un groupe d'hommes et de femmes, employés dans une usine sidérurgique, Magnus Dahlström fait oeuvre d'entomologiste. Dans ce huis clos, il dénonce la violence des rapports humains régis par un ordre social impitoyable. Entre les hommes et les femmes, entre les "forts" et les "faibles", la guerre est là, sous-jacente, omniprésente.

L'humanité est impuissante face à cette énorme machine, cette "usine" qui donne son titre à la pièce et qui absorbe les humains, patrons comme ouvriers, à son profit. L'Usine traduit magnifiquement la fin des utopies, cristallise le doute de nos démocraties capitalistes fragilisées.

Mohamed Issolah

 

Période

Automne 2017

 

Pour le rencontrer 

A suivre !

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Atelier Bivouac (paysagistes DPLG) - Brest / Marseille
Théâtre solaris (théâtre) - Ile de France / Brest
Maya Le Strat et Loeiza Beauvir (théâtre et musique) - Bretagne
Collectif Revelrie (théâtre) - Quimper / Paris
Possible Ismene Lab ensemble (théâtre) - Ile de France
Compagnie Ortema / Marion Faure (danse contemporaine) - Ile de France
Steeve Brudey (théâtre) - Brest